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Il est bon parfois de s'échapper de son chez-soi pour aller voir ce qu'il se passe ailleurs. Quelques idées de sorties culturelles dans notre belle capitale !

Escapade parisienne

 

Une expo : Un moment si doux, Raymond Depardon au Grand Palais

L'oeuvre de Raymond Depardon est souvent synonyme d'une retenue pudique, de la douce observation de ses contemporains, de la parole donnée à ceux qui l'ont rarement, de lieux oubliés, de longs silences. À travers ses films (Profils paysans, Journal de France, ...) et ses photographies, il a dressé patiemment une radiographie de la société française, son pays dont il a inlassablement silloné les routes. Dans ce « moment si doux », c'est un autre photographe que l'on découvre. Le globe trotter qu'il était à ses débuts. Des années 70 à 80, il part aux 4 coins du monde pour de grandes agences de presse : Dalmas, Gamma, Magnum et couvre des zones en conflit. Chez les Indiens Mapuche, au Chili, en 1971, qui luttent pour vivre sur la terre de leurs ancêtres. À Beyrouth en 78 pour le magazine Stern, il ne photographie pas la guerre mais ses conséquences comme cette voiture défigurée par les impacts de balles. À Peshawar, Depardon rencontre des rebelles afghans et le commandant Massoud. À Glasgow dans les années 80, les enfants battent le pavé des cités minieres, à l'ombre des usines, dans les rues grises et luisantes de pluie. Pour les besoins de l'exposition, Depardon a renoué avec ses premiers voyages et est reparti en 2013 sur les routes d'Afrique et d'Amerique, dans la palmeraie de montagne du Tchad, et celle de Los Angeles, sur les marchés d'Harar en Ethiopie et de Tarabuco en Bolivie, sur les plages d'Hawaï. La couleur explose, le format s'agrandit, les images sont belles, lumineuses, insolites parfois. L'art et l'histoire se mêlent allègrement, l'un n'ocultant jamais l'autre. Depardon semble avoir trouvé une sorte de paix intérieure, un aboutissement artistique pour cet éternel insatisfait.

Raymond Depardon, Un moment si doux
Jusqu'au 10 février 2014
Grand Palais- Galerie Sud-Est
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

Tous les jours de 10h à 20h (fermeture hebdomadaire le mardi)
Nocturne jusqu'à 22h le mercredi

 

Un lieu : la galerie Vu'

Blottie au fond d'une jolie cour pavée, entourée de verdure, la galerie Vu' ne se laisse pas approcher par le premier passant venu. Il faut repérer le discret panneau à l'entrée, tenter l'aventure, se laisser aller à la curiosité. Fin 2010, la galerie, jusqu'alors située dans le Marais depuis ses débuts en 1998, s'installe dans cet hôtel particulier du 9e arrondissement. Le lieu est spacieux, une grande pièce puis une enfilade de salles plus petites permettent de varier les univers. L'espace librairie (la boutique Vu') en face de l'entrée propose une petite sélection de livres et d'éditions spéciales. Dès sa création en 1986, VU’ s'est définie comme une “agence de photographes” plutôt que comme une agence photographique, et propose une réflexion sur les évolutions de la photographie et sa place dans le monde de l’image. Elle s'inscrit dans un courant post-documentaire dixit les propres mots de son fondateur Christian Caujolle en 2008 : « S'il est essentiel de rendre compte des faits, des chaos, des douleurs, des drames de la planète, il est tout aussi essentiel d'interroger et de visualiser les émotions, complexes, qui animent des individus confrontés à un monde de plus en plus difficile à cerner et à vivre. » Jusqu'au 11 janvier, l'exposition “To Belong” en partenariat avec la BNF Richelieu et l'Institut culturel suedois dans le cadre de Paris photo 2013 dévoile les photos sans fard d'Anders Petersen, ses portraits de marginaux qu'il rencontre dans les bars (“Café Lehmitz” à Hamburg en 1969), les hôpitaux psychiatriques (“Ingen har sett allt / Mental Hospital”, 1995) , les rues de certains quartiers (“Soho”, 2011).

Galerie Vu'
Hôtel Paul-Delaroche
58 rue Saint-Lazare
75009 Paris
Téléphone : 01 53 01 85 85
Ouvert du lundi au samedi de
14h à 19h

Escapade parisienne
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Une boutique : 3 par 5

Situé dans la boboïssime rue des Martyrs, cette petite boutique de design et de déco a retenu mon attention avec sa jolie devanture. Depuis 10 ans, 3 par 5 propose un concept largement repandu aujourd'hui de boutiques de créateurs où l'on trouve un petit peu de tout, de la deco, des sacs, des bijoux, des foulards,... L'histoire commence dans 15m2 (d'où le nom) rue Condorcet en 2002. Une reconversion professionnelle pour les deux jeunes proprietaires : Anne était architecte, Emma travaillait dans la communication. Elles decident de changer de vie pour nous faire découvrir de nouveaux designs, de jolis petits objets de tous les jours pour soi et sa maison. Pour se faire un petit cadeau ou en offrir un : bracelet à 12 euros, étui de ticket de metro (3 euros), des pochettes or ou argent (20 euros), des foulards étoilés (20 euros),... Des expositions sont régulièrement organisés. N'hesitez pas à vous connecter à leur page facebook ! 

3 par 5
25/27, rue des Martyrs – 75009, Paris
Lundi : 14h – 19h30 / Mardi au samedi : 11h – 19h30
Téléphone et fax : 01 44 53 92 67

 

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Un bistrot : Le petit carillon

On connaissait déjà bien Le carillon, grand bar incontournable du Canal St Martin tenu depuis 40 ans par la même famille, situé à l'angle de la rue Bichat et de la rue Alibert. Ses happy hours et sa petite terrasse n'avait pas tardé à ameuter tout le quartier. Phénomène amplifié avec le succès des restaurants voisins dont il faisait parfois office de salle d'attente (dont Le petit cambodge). Le carillon a donc un petit frère à quelques pas de là, directement sur les quais en direction de Stalingrad. On s'y rend, plutôt confiant, content que la famille s'agrandisse. Mais comme en famille, chaque enfant a son caractère, et le petit dernier l'a parfois bien trempé. Le petit carillon n'a déjà plus de leçon à recevoir de son ainé. L'ambiance y est plus intime et art déco. Un magnifique carrelage en mosaïque noir et blanc, un grand bar en zinc, des chaises de bistrot en fer forgé, quelques banquettes en cuir, un plafond griffonné de lettres manuscrites, une grande baie vitrée qui permet d'admirer le spectacle du canal et de profiter confortablement de quelques rayons de soleil (cette apres-midi là il pleuvait, mais le spectacle fonctionne aussi). Les toilettes sont immenses et impeccables, la musique douce, la serveuse détendue et efficace (oui et souriante aussi comme quoi ça existe, meme à Paris !). En ce samedi fin d'apres midi le lieu est etonnamment vide malgré un happy hour qui defie les bars les moins chers de la capitale, 3 euros la pinte de bière basique, 5 pour l'Affligem. En jetant un œil sur la carte (roulés croustillants au saumon fumé et chèvre, truite aux amandes avec sa poêlée de légumes, le cheeseburger et ses frites maison), les prix sont tout aussi raisonnables (11, 50 euros le menu entrée+plat le midi) et d'après les avis alentours la simplicité des plats n'enlève en rien leur saveur. Un lieu parfait pour un verre chic entre amis, un diner en amoureux, pour amateurs de jolies choses, juste du bon goût dans le cadre et dans l'assiette sans chi chi pompom. Du popu élégant et vintage, on en rêvait !

Le petit carillon
167, Quai de valmy
75010 Paris
Téléphone :01 42 09 43 48
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 2h le week-end (gra
sse mat) de 10h à 2h

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Tag(s) : #Bonnes adresses

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